By AR Medina & Chrystele Myriam
2137DF6C-7ECE-4268-9477-2EC0F5B47AF5.jpe
4609A9A4-A766-4317-8EF1-30C3BBC1BE65.jpe

Elle regardait par la fenêtre;

elle regardait par la fenêtre, du haut de ses 3 étages elle scrutait le moindre mouvement de vie de rue.

Elle regardait par la fenêtre au 1er bruit de moteur elle cherchait du regard l'auto qui dévalait la rue.

Elle regardait par la fenêtre a la recherche du couple dont la conversation arrivait jusqu'à ses oreilles.

Elle regardait par la fenêtre, comme hypnotisée par le ballet des ombres sur les murs des passants en cette nuit froide.

Elle regardait par la fenêtre le bruit au loin de gyrophares qui annonçait son arrivée au rythme de sa musique de plus en plus proche.

Elle regardait par la fenêtre guettant l'arrivée des secours pendant que ses larmes coulaient sur ces coquelicots posés sur le bord.

Elle regardait par la fenêtre le reflet de l'homme gisant au sol de son salon, le sang venant teinter la vitre.

Elle regardait par la fenêtre les officiers quittant leur voiture et prêt à monter à sa rencontre.

Elle regardait par la fenêtre et se sentait face à sa cage ouverte comme un oiseau prêt à s'envoler vers la liberté.

Elle regardait par la fenêtre réalisant que l'homme qu'elle venait de poignarder ne pourra plus jamais par ses coups, la priver de ces instants simples d'une vie paisible.

Elle devra regarder au travers de barreaux cette fenêtre au loin qui bientôt s'ouvrira sur cette vie tant rêvée

00FF82E0-62DC-4DFD-9FBC-A560810E162F.jpe

Elle se tenait là, si vous la regardiez dans les yeux, vous vous diriez "ce n'est qu'une coquille vide..." Ses mains s'agrippaient fermement à la balustrade du balcon, ses articulations devenant presque blanches. Elle était vêtue d'un jean, d'une veste en cuir et d'un t-shirt blanc taché de sang. Elle leva la main et glissa lentement une mèche de cheveux derrière son oreille, ses yeux fixant toujours le vide. On entendit une porte s'ouvrir et se fermer derrière elle, puis des pas accélérés se diriger vers elle. La présence à côté d'elle haleta,'oh...' Deux la touchaient, déplaçaient sa veste pour mieux voir le t-shirt. 'Ember... Je m'occupe de toi. ça va aller, tout va bien.' Sa supposée amie regarda derrière elle, la scène horrible de deux hommes allongés par terre dans leur propre sang. 'J'ai l'impression que tout le monde est à des kilomètres de moi.' Parla Ember, après ce qui semblait être une éternité de silence. 'Je ne ressens rien. J'ai tué deux hommes,' elle a ensuite levé les mains, les a regardés,'et je ne ressens rien, juste — du vide.' Elle regarda son amie qui recula d'un pas, en voyant les yeux vides d'Ember. 'Ember, s'il te plaît. Peu importe ce qui t'est arrivé, laisse-moi entrer...' "Mon esprit est un endroit sombre. Tu ne veux pas être là-dedans, Mary.'

Un mois après ce qui s'est passé à la maison, Ember et Mary on cessait de partir en mission. Elles avaient besoin de comprendre ce qui était arrivé à Ember. Mais, malheureusement pour elles, la nation était en danger et elles avaient un devoir — un devoir de protéger. Et c'est ce que font les soldats, ils continuent de marcher, même s'ils saignent, ils continuent. Leur vie était la moins importante, les civils étant la priorité absolue. 'Ember, es-tu sûr que tu peux faire ça?', 'La question est, avise-je pouvoir m'arrêter?' Ses yeux étaient toujours aussi vides, seulement si vous ignoriez le chaos constant dans sa tête et son coeur. C'était vraiment une de ses préoccupations, elle ne pouvait pas se contrôler — pas quand elle était en action, c'était comme si un interrupter dans son cerveau s'était éteint, et quelqu'un prenait le contrôle, la transformant en robot. Mais elle savait qu'elle était la seule contrôleuse en place, elle était la seule responsable. Elle et son envie de tuer et de détruire.

Elle faisait face à son adversaire, et au lieu de charger vers lui et de le neutraliser, elle remit la sécurité sur son arme et la laissa tomber sur le sol. 'Tire.' L'homme devant elle était confus, elle pouvait le lire comme un livre ouvert. La confusion était sa principale émotion, mais elle a ensuite été suivie par le besoin de chaos et de sang, un pur meurtrier. Et elle aussi, mais cette fois, elle ne voulait pas se battre, elle voulait voir si elle pouvait ressentir la douleur physique. Son engourdissement émotionnel était trop pour elle. Et pour être honnête, elle ne se souciait pas si elle allait vraiment être blessée, ou même mourir. "Mourir en protégeant son pays." C'est ce qu'ils diront, seulement s'ils savaient à quel point ce serait faux. Elle a toujours pensé que c'était plus pour ceux qui restaient que pour ceux qui étaient partis, de toute façon. 'Tire.' Répéta-t-elle, faisant quelques pas en avant. 'Tire." L'homme n'a rien fait, c'était trop facile, et c'était clairement ce qu'elle voulait. 'Tire.' Après un moment, l'homme haussa les épaules et lui tira deux fois dans le ventre. Ember tomba au sol, deux autres coups de feu ont été tirés et l'homme est tombé mort. Mary a couru vers son amie,'Ember!'

Ça faisait mal. Elle a ressenti la douleur. Elle pouvait sentir. Un sourire apparut sur son visage, ses paupières se battant pour rester ouvertes. 'Mal...' parvint-elle à dire. 'Je sais que ça fait mal, mais tu dois rester éveillé.' Ember trouva de plus en plus difficile de garder les yeux ouverts, ne voulant pas vraiment les garder ouverts. 'Ne ferme pas les yeux, s'il te plaît! Ne ferme pas les yeux!' Ember ouvrit les yeux et regarda son amie, "je ne veux plus être engourdie, Mary. Je voulais juste ressentir à nouveau.' Et avec un sourire sur son visage, elle est finalement partie, la paix étant la dernière sensation qu'elle n'a jamais ressentie.

4609A9A4-A766-4317-8EF1-30C3BBC1BE65.jpe

Elle avait ce regard, celui du rêve bercé par ces contes de fées et se voyait comme la princesse, candide, un peu naïve mais à la beauté égale à Sa Majesté.Il avait cette détermination, celle du héros, du gardien, du défenseur aux allures de prince charmant.Les années passèrent mais la coquette jeune fille se voit toujours princesse, la beauté toujours majestueuse et la naïveté laissant place au récit épique de la courageuse demoiselle parcourant le monde et ses dangers. Elle s’entoure de ses plus fidèles amies partageant le même rêve de féerie et d’amour du prince charmant.Lui a troqué son insigne pour une cape ! jeune homme aux yeux de feu brandit son épée prête à sauver le monde cette fois-ci ! toujours avec ses fidèles compagnons le récit de leurs exploits contribue à leur légende… la légende de l’enfance.Viens les années rebelles, tel le début des péripéties du conte poursuivant son cours, la jeune femme n’éprouve plus ce désir de princesse en détresse, elle est cette princesse mais cette princesse a conquis son royaume et désormais le doux parfum du caprice l’a enivrée.

Le jeune homme est lassé d’être ce gardien sans peur et sans reproches. L’appel de la facilité s’était faite de plus en plus fort au fur et à mesure que ses compagnons se firent moins fidèles et plus attirés par ce côté sombre de la vie.Elle devint la princesse convoitant le trône de la reine, lui devenant le marginal sans foi ni loin qu’il jurait de combattre autrefois.Elle réclamait respect et révérence auprès de sa cour d’anciennes amies, lui ne prêtant allégeance qu’à la force et la soumission.Elle finit par le remarquer, il finit par l’envisager. Sa beauté continua de grandir même si son cœur continuait de rétrécir, son assurance se changea en arrogance et son respect ne s’inclinait que face au désir qu’il avait pour elle.

Elle se laissa approcher, bien que le jeune homme fût loin de ses royales exigences. Il se sentait attiré mais la jeune fille ne représentait qu’une quête de jouissance.La course du temps en avait fini de ces enfants. Plus de princesses, ni de chevalier. La vie réelle s’était emparée de leur jeunesse aux couronnes et épées.Elle était devenue reine, reine d’un royaume sans éclat ou son trône n’était fait que d’épines est de sang. Ses anciennes amies moins bien loties ne lui rendaient ce même regard plein de ressenti. Était-elle responsable de leur querelle ? jamais ! l’ancienne princesse ne refaisait surface que pour rappeler cette fierté si mal placée. N’ayant plus droit aux coquetteries de la royauté, son devoir est désormais de s’occuper de sa nombreuse progéniture. Son visage angélique d’autrefois avait laissé place aux marques et aux bleus, lui rappelant à chaque fois qu’elle n’est que la reine devant obéir à son roi.N’ayant jamais rêvé de cela il était devenu roi, roi d’un royaume ou sa tyrannie ne se reflétait que sur le visage de celle qui fut jadis une princesse. Roi de l’anarchie qui ne rentrait dans son château que pour le repos du guerrier. Batailles sans but, guerre contre ses vieux compagnons d’une enfance bien lointaine il s’autorisait la visite d’une autre reine. Sa bien-aimée qui devait être la seule et l’Unique était devenue au fil des années la première.

Loin de la réalité, au moment de se rapprocher des rêves ils se surprenaient à désirer chacun de son coté de revivre leurs aventures naïves de la princesse et du chevalier.